LIBAN

 

drapeaulib.gif (28828 octets) globe liban.gif (7214 octets)

linelib.gif (1426 octets)

Nom officiel : République libanaise.Capitale : Beyrouth.

Superficie : 10452km2.Population : 3100000hab. (Libanais).

Langue officielle : arabe. Langues également pratiquées :francais, anglais.

Religions : islam, christianisme.Monnaie : livre libanaise.

Régime : parlementaire. Chef de l'état : président de la République.

Législatif : Assemblée nationale de 128 députés.Chef du gouvernement : Premier ministre.

linelib.gif (1426 octets)

Le Liban est ouvert sur la mer Méditerranée, limité au nord et à l'est par la Syrie et au sud par la Palestine. Sa capitale Beyrouth est son port principal. Le pays doit son nom au mont Liban, le djebel Lubnan, qui fut au cours des siècles un refuge pour les communautés religieuses persécutées.

Éducation

L'enseignement primaire est gratuit mais n'est pas obligatoire au Liban. Le taux d'alphabétisation est l'un des plus élevés du monde arabe.

La tradition universitaire du Liban est ancienne. Durant la période romaine, Beyrouth était célèbre pour son école de droit. À la fin du XIXe siècle, les missionnaires chrétiens fondèrent les premières universités modernes : l'Université jésuite de Saint-Joseph U.S.J. demeure l'un des établissements les plus prestigieux. L'Université Américaine de Beyrouth A.U.B. fut fondée à la même époque. Les autres universités libanaises se trouvent également dans la capitale : l'université libanaise nationale fut fondée en 1951, l'université arabe en 1960.

 

Faune et flore

 

Une grande partie de la forêt libanaise a aujourd'hui disparu. Les cèdres du Liban, qui fournissaient le bois précieux des sarcophages égyptiens de l'Antiquité et des palais mésopotamiens, se sont raréfiés. Une forêt de chênes verts et de pins couvre encore la partie supérieure du versant occidental du Mont-Liban. Ailleurs prédomine une végétation méditerranéenne, constituée de broussailles et de quelques arbres. Les principales espèces animales qui subsistent à l'état sauvage sont le chacal, le loup et la gazelle.


Langues et religions

L'arabe est la langue officielle du Liban. L'utilisation du français demeure courante, notamment dans la communauté maronite, de même que celle de l'anglais, privilégiée dans les échanges commerciaux. Arméniens et Kurdes ont conservé leurs langues.

Dix-sept communautés confessionnelles ont une existence officielle au Liban, chacune relevant d'un droit privé spécifique appliqué par des tribunaux religieux. On estime que 55% des Libanais sont musulmans, 35% de la population totale adhérant au chiisme, 23% étant sunnites et 5% druzes. Le rattachement de ces derniers au groupe musulman est cependant abusif tant ils se sont éloignés de l'islam depuis presque un millénaire. Les chrétiens représenteraient 32% de la population : parmi eux, les maronites sont les plus nombreux, puis viennent les Grecs orthodoxes. Les Arméniens sont orthodoxes, catholiques ou protestants.

 

Climat

 

Le Liban jouit d'un climat méditerranéen, tempéré par l'altitude. Dans les plaines, les températures moyennes varient de 10°C en janvier à 26,7°C en août. Elles sont plus fraîches dans les montagnes. Les précipitations sont plus abondantes en hiver.


Histoire

 

Le Liban, qui fait partie de la Phénicie, connaît dans l'Antiquité une civilisation brillante. Le pays est ensuite conquis par Alexandre et fait partie du royaume grec des Séleucides, puis de la province byzantine de Syrie.

IIe siècle: il est conquis par les Arabes. Entre le VIIe et le XIe siècle, diverses communautés religieuses, chrétiennes, chiites et druzes, s'y réfugient.

XIIIe siècle: à la suite des croisades, des États latins dominent le littoral.

XVIe siècle: le Liban est annexé à l'Empire ottoman. Les Turcs se heurtent à une importante résistance, notamment sous le règne de l'émir Fakhr al-Din (1593-1633) qui, le premier, unifie le Liban et cherche à obtenir son autonomie.

XIXe siècle: les troupes égyptiennes de Méhémet Ali et d'Ibrahim Pacha occupent le pays. la France obtient la création de la province du Mont-Liban, dotée d'une certaine autonomie.

XXe siècle: la Première Guerre mondiale met fin à la domination turque.

1920: le Liban est placé sous mandat français.

1943: le pays accède à l'indépendance. Un système politique confessionnel répartit les pouvoirs entre les maronites, les sunnites, les chiites, les druzes et deux autres communautés chrétiennes.

1958: une guerre civile oppose les partisans de Nasser et les pro-Occidentaux. Le gouvernement doit faire face aux problèmes posés par la présence au Liban des réfugiés palestiniens.

1976: début de la guerre civile et intervention de la Syrie. La guerre oppose une coalition de "gauche", favorable aux Palestiniens (en majorité sunnite, druze, puis chiite), et une coalition de "droite", favorable à Israël (en majorité maronite).

1982: Israël envahit le Liban jusqu'à Beyrouth, dont il chasse les forces armées palestiniennes.

1985: les Israéliens se retirent du Liban. La guerre civile se poursuit, compliquée par des affrontements à l'intérieur de chaque camp et accompagnée de la prise en otage d'Occidentaux. Parallèlement, l'économie s'effondre.

1987: retour des troupes syriennes à Beyrouth-Ouest.

1988: le mandat du président A.Gemayel s'achève, sans que son successeur ait pu être élu. Deux gouvernements parallèles, l'un chrétien, dirigé par le général Michel Aoun, et l'autre musulman, dirigé par Selim Hoss, sont mis en place.

1989: après plusieurs mois d'affrontements entre chrétiens et musulmans alliés aux Syriens, les députés libanais acceptent un rééquilibrage des pouvoirs en faveur des musulmans.

1990: l'armée libanaise, aidée par la Syrie, brise la résistance du général Aoun.

1991: avec l'aide de la Syrie (qui obtient du Liban la signature d'un traité de coopération), les milices sont désarmées et la restauration de l'État, entreprise. Cependant, les tensions frontalières persistent dans le Sud, où Israël conserve une zone de sécurité. En 1993 et 1996 de violentes offensives israéliennes, visant à neutraliser le Hezbollah, groupe libanais hostile à Israël, frappent le Liban.

Le bilan de quinze ans de guerre est difficile à établir. Le conflit libanais aurait fait quelque 150 000 victimes libanaises depuis 1975.

La reconstruction économique du pays a été engagée rapidement, mais l'établissement d'un système politique accepté par tous semble plus difficile. La tutelle qu'exerce de facto la Syrie sur le Liban entame la légitimité du nouveau pouvoir aux yeux d'une partie de la population. La présence au Liban-Sud du Hezbollah et de l'ALS - qui n'ont pas été désarmés - de part et d'autre de la zone contrôlée par Israël fragilise également la paix. L' accord prévoyant la fin des attaques du Hezbollah contre le nord d'Israël et l'arrêt des bombardements israéliens au Liban-Sud n'a guère été respecté. Un nouvel accord de cessez-le-feu au Liban-Sud fut négocié sous l'égide des États-Unis et de la France et établissait un contrôle d'un comité international. L'évolution de la situation au Liban est étroitement liée à la poursuite des négociations de paix entre Israël, Palestiniens et pays arabes, en particulier la Syrie.